Tom Pham Van Suu - Quand le vent souffle il est Poète

Quand le vent souffle il est Poète

 

 

 

Les lunes somnolentes de leurs bras endormis

Caressent du bout de la langue

Les branches entr’ouvertes blessées à mort

D’où coulent un deux trois cheveux blonds

Lacs rangés dans un sac de toile déchirée

Il pense en attendant que le sang de ses chemises

Sèche

 

Lacs d’opium qui gèlent en jachère

Lacs d’Amour labourés par vos dents félines

Lacs de sang qu’un Sultan canin assèche

Lacs coiffés en nattes blondes repliées

Sur le fleuve en arrière

 

Assoupi énervé il laisse les lacs

S’échapper de la toile abimée

Et il pense

Il pense comme un mot qui s’envole

Et sur son chemin s’égraine le val vermeil

Goutte à Goutte

 

La harpe joue toujours langoureuse

Elle supporte la jonque qui s’éloigne sur le tranchant

Des lacs de verre que l’on brise sans Raison

Combien pèsent ils alors

 

Comme les lacs lui tombent sur le crâne

Il se réveille et lèche ses larmes

Dans un murmure époumoné

Il laisse tomber une parole

Dans l’abyme lunatique des nuits

 

« Je vais vous dire ce que je pense »

 

 

 

 

 

*          *

 

*

 

Tous droits réservés

© Tom Pham Van Suu 

 

 

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Commentaires (2)

1. AlysonQbb (site web) 11/10/2017

http://www.yourwiz.com/user.php?login=razelinski77&view=history

2. AlysonQce (site web) 09/10/2017

My friend and I went camping the other day. It was a tiring experience, as he wouldn't let me sleep all night. He kept talking about random subjects and whined about his anxiety. I totally told him to this and deal with it.

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