Tom Pham Van Suu - Pour se libérer l’esprit

Pour se libérer l’esprit

 

 

 

Le vin boisson des riches et des pauvres

Sur le tapis les Trois Grâces de dos

                       et la parure de Diomède.

La journée qui s’en va dans son manteau de fourrure

A laissé aux heures le goût du bonjour : il faut craindre

                        la pluie et le sang.

Toutes les nuits ne se ressemblent pas plus que les étrangers

Les verres vides sont plus à plaindre que les morts

                        oubliés des vers.

Et ce vent froid qui lézarde dehors sur l’herbe rare

Les pierres chaudes grésillent dans le feu comme un ours

                        chante son amour.

Or les seins nus et effacés des dames s’attardent dans mes mains

Aussi longtemps que pleurent les nuages et les grives

                         luisent sans leur barbe.

Tout est dit la lune ne sait plus qui consoler parmi les pleutres

Toutes les nuits parviennent à renaître dans mes bras chauds

                         la petite mort a une chanson.

 

 

 

 

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Tous droits réservés

 

© Tom Pham Van Suu  

 

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