Richard Kuran - Calaveras Literarias

Calaveras Literarias

 

 

 

Un revanchard, marchant un long soir de pleine lune,
Rencontra au hasard, perché au loin sur une dune
Un calavera dansant sur un air de fandango,
Il le dévisagea, comme sur un rythme de tango.


Monsieur le faucheur, n'est pas encore passé,


Lui dis le squelette sorti d'un guadalupe,
Regarde ton ombre, tu verras il ne se cache pas loin,
Il te suivra tous les jours jusqu'à demain.


Le revanchard tourna la tête vers un lampadaire,
Se dessinèrent des ombres tapies dans la lumière,
Il s'en moque, lui qui n'avait pas encore de tombe,
Alors que même les chats traînent dans les catacombes.


Il ferma les yeux pour ne plus voir le calavera,
Et quand soudain il les rouvrit, il n'était plus là.
Soudain son coeur s'arrêta dans un long silence.
Il compris alors que c'était la fin de la danse.

 

 

 

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Tous droits réservés

© Richard Kuran

 

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