Mathieu La Manna - Simon et la boule de Noël

Simon et la boule de Noël

 

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Aujourd’hui n’était pas un jour comme les autres pour Simon, c’était le jour où il allait enfin pouvoir acheter sa décoration de Noël avec sa grand-mère. C’est une tradition qu’il a depuis qu’il est tout petit. En effet, à chaque mois de décembre depuis qu’il a trois ans, il va se procurer une petite décoration pour sa chambre. Il se souvient encore de son premier achat, c’était un père Noël qui dansait en chantant une version rock de « Petit Papa Noël ». Il l’a encore et c’est le premier objet qu’il sort de la boîte rouge et verte aux couleurs de Noël.

 

Il attendait l’arrivée de sa grand-mère pour partir vers le fameux marché des fêtes où mille et une boutiques offraient de tout. On pouvait y trouver tant des jolis costumes de lutin que des cannes de bonbons à la gomme balloune rose et bleu.

 

La sonnette de la maison se fit entendre enfin ! C’était elle ! Cette chère grand-mère vêtue de son manteau d’hiver orné de petits bonshommes de neige. Simon accourra pour lui sauter dans les bras, tout heureux de partir enfin à la recherche de son petit trésor. Il enfila ses bottes et ses vêtements chauds et alla s’asseoir dans la voiture de sa grand-mère avant même qu’elle y soit installée !

 

— Allez vite, grand-mère, le marché nous attend ! J’ai tellement hâte !

— Patience mon petit Simon, tu sais mère-grand n’est plus très jeune ! Avant de partir, voilà un petit collier juste pour toi ! Je l’ai trouvé dans un coffre chez moi.

 

Le collier avait la forme d’un petit flocon de neige en miroir. Un magnifique bijou ! Mais Simon y porta peu d’attention, car il avait trop hâte de partir à la recherche d’un petit trésor pour sa collection de décorations de Noël.

 

Elle s’installa lentement, attacha sa ceinture de sécurité et démarra la voiture et ils partirent en direction de la quête aux petits trésors. Pendant le trajet, ses pensées allaient vers différents objets qu’il avait envie de s’acheter : un casse-noisettes, une petite maison de lutin, un renne du père Noël et bien d’autres objets de toutes sortes.

 

Comme il y avait beaucoup de trafic ce matin là, mamie mit de la musique de Noël et chanta avec le petit Simon de plus en plus impatient !

 

Une fois rendu sur place, la grand-mère de Simon lui rappela la règle de sécurité dans le marché, toujours la suivre pour ne pas se perdre comme l’an passé. Il s’était égaré devant la vitrine d’une boutique de jouet où le père Noël volait dans le ciel avec les rennes et son traîneau. Simon fit la promesse et prit la main de sa grand-mère et ils commencèrent leur magasinage. Tout était si beau, encore plus que l’an passé ! C’est que cette année, au centre de la rue, des tonnes de lumière en formes de flocons illuminaient le visage des passants. Le tout était agrémenté de guirlandes multicolores. C’était magique comme endroit et Simon rêvait de cet endroit dès que le premier flocon avait fait son apparition au mois de novembre.

 

Le choix était difficile, car tout était si beau et Simon cherchait toujours la perle rare, l’objet qui ne se trouvait pas dans tous les grands magasins, non lui il voulait une décoration unique. Ensemble, ils passèrent devant plusieurs boutiques, mais toujours rien ne satisfaisait ce cher Simon. Soit c’était trop grand, trop petit, trop fille, trop bébé. Ils prirent donc une pause dans un petit restaurant où l’on servait de délicieuses gaufres au sucre avec un onctueux coulis de sirop d’érable.

 

Grand-mère tenta de voir ce qui intéresserait bien le petit Simon. Elle lui parla de cette figurine d’ours polaire qui mangeait une canne en bonbon, ou encore le lutin qui dansait en emballant un cadeau. Mais rien à faire, Simon ne trouvait rien à son goût. C’était bien la première fois qu’il retournerait les mains vides à la maison et il commençait à être triste de ne rien avoir à ajouter à sa collection de décoration. Mais rien à faire, il fallait partir, car toutes les petites boutiques allaient bientôt fermer. Sur le chemin du retour pour rejoindre la voiture, Simon remarqua une petite lumière dans le fond d’une ruelle, la lumière provenait d’une boutique qu’il n’avait pas vue encore. Impatient de voir ce qui se trouvait à l’intérieur, il lâcha la main de sa grand-mère et partit à la course pour se rendre avant que l’heure de la fermeture arrive.

 

Une fois devant la porte aux reflets dorés, Simon regarda par la fenêtre pour voir ce qu’il se cachait à l’intérieur. Des tonnes de jouets et décorations les plus surprenantes les unes que les autres, mais un objet attira davantage son attention. Il se décida d’entrer. Tout était silencieux et Simon ne voyait personne derrière le comptoir. Il marcha sans faire de bruit vers l’objet qui l’avait tant attiré, c’était une boule de neige qui,  lorsqu’on la bougeait, mille et un flocons volaient dans le ciel tombant sur les personnages s’y trouvant. Il la prit délicatement dans ses petites mains et la contempla avec ses grands yeux tout émerveillés.

 

— Hey ! Que fais-tu petit ?

 

C’était le propriétaire qui venait d’arriver de l'arrière boutique et Simon ne l’avait pas entendu.

 

— Je cherche un objet spécial et je crois bien l’avoir trouvé !

 

— Vraiment ? Tu veux cette boule de neige ?

 

— Oh que si, elle est tellement belle, et je n’en ai jamais vu  comme celle-là !

 

C’est à cet instant que Simon se rappela qu’il avait quitté sa grand-mère sans lui dire où il allait, à cette heure elle devait être morte d’inquiétude, de plus il n’avait pas un sou sur lui pour l’acheter.

 

— Mais je ne pourrai pas vous l’acheter cher Monsieur, je n’ai pas d’argent sur moi et ma grand-mère doit me chercher à l’heure qu’il est.

 

— Je t’en fais cadeau mon ami ! Mais fais-y très attention, jamais, au grand jamais elle ne doit se briser. Promis ?

 

— Promis, merci infiniment cher Monsieur, je vous jure que je vais lui faire très attention !!!

 

Simon sortit rapidement de la boutique pour aller rejoindre sa grand-mère qui était paniquée à l’idée d’avoir perdu son petit-fils une seconde fois. À sa vue, grand-mère pleura de joie de le savoir sain et sauf. Puis, elle le disputa pour ne pas avoir respecté la règle de toujours rester avec elle. Simon s’excusa et lui montra sans plus attendre l’objet précieux qu’il venait de se voir offrir par ce marchand généreux. Mère-grand regarda la boule de neige qui était vraiment magnifique, les personnages qui se logeaient à l’intérieur étaient d’un tel réalisme, bref, une véritable œuvre d’art ! Puis, sachant que sa grand-mère allait lui poser des questions sur comment il se l’était procuré, il pointa la boutique d’où elle provenait. À sa grande surprise, la bâtisse avait disparu, seul un bonhomme de neige s’y trouvait. Simon ne comprenait rien, il l’avait pourtant vu ce magasin et ce marchand et la boule de neige qu’il tenait dans ses mains. Mystère !

 

Ils reprirent donc pour le chemin du retour. Simon ne comprenait rien à ce qui venait de se passer. Il tourna et retourna dans sa tête tous les évènements, mais tout était de plus en plus flou. Le visage du marchand, la boutique, la ruelle, tout avait disparu. Simon s’endormit sur ces questions et ne se réveilla qu’une fois la voiture de mère-grand arrivée chez lui. Il vit sa grand-mère aller parler avec sa mère en lui expliquant ce qui s’était passé. Simon avait peur de se faire disputer par sa mère, mais à sa grande surprise, rien. Non, sa mère était tout sourire, elle avait même cuisiné des petits bonshommes en pain d’épices. Ses préférés ! Sans poser d’autres questions, il en prit un et sa grand-mère lui lança un clin d’œil accompagné d’une grosse bise sur la joue et quitta la maison pour retourner chez elle. Soulagé, Simon alla ensuite poser la fameuse boule de neige dans sa chambre sur le bord de sa fenêtre.

 

La journée tirait à sa fin et l’heure d’aller se coucher arriva enfin. Il était tellement fatigué après cette longue journée de magasinage. Il regarda la boule de neige qui brillait avec les rayons de lune qui passaient au travers. Il la trouvait vraiment belle et c’est cette dernière image qu’il apporta avec lui avant de s’endormir.

 

Toc... toc… toc…

Toc... toc… toc…

 

Simon se réveilla en sursautant dans son lit. Mais d’où pouvait bien venir ce bruit ? Il se leva pour aller voir à la fenêtre, ce devait être cette vieille branche qui cognait encore dans la vitre. Non. Tout était calme et il n’y avait pas de vent. Sans comprendre, il retourna se coucher en oubliant ce qui venait de se produire.

 

Le lendemain, il vit que sa boule de neige avait bougé pendant la nuit, pas beaucoup, mais quand même. Elle n’était pas là où il l’avait placée. Doucement, il la remit à sa place et alla déjeuner. C’était dimanche et c’était le jour des crêpes ! Il en prit quatre avec du chocolat et des fruits frais. Le bonheur total ! Puis, Simon alla rejoindre son ami pour jouer au hockey pendant toute la journée, d’ailleurs il ne revint que pour le souper. Épuisé d’avoir été dehors et d'avoir patiner il mangea très peu et retourna se mettre au lit une fois ses dents brossées. Il regarda sa boule de Noël. Sans délai, Simon s’est endormi rapidement.

 

Toc... toc… toc…

Toc... toc… toc…

 

Cette fois, il était certain d’avoir entendu quelque chose et ça venait encore une fois de la fenêtre. Il se dépêcha d’aller voir, mais toujours rien. Seule la lune brillait dehors. Il resta un moment à la regarder, elle était vraiment belle et ronde.

 

Toc... toc… toc…

Toc... toc… toc…

 

Il regarda à gauche puis à droite. Mais toujours rien.

 

Toc... toc… toc…

Toc... toc… toc…

Toc... toc… toc…

Toc... toc… toc…

 

C’est alors qu’il regarda sa boule de neige. Les personnages de sa décoration cognaient sur le verre. Simon eut plus que peur et tomba à la renverse. Craintif, il approcha lentement son visage contre sa décoration. Le père Noël et un petit lutin bougeaient et semblaient attendre que Simon fasse quelque chose, mais quoi ? Puis, le petit lutin, prit un bâton et traça des lettres dans la neige pour y inscrire un message. Simon n’en revenait pas, est-ce qu’il rêvait ? Pourtant non, il était bien éveillé. La première lettre était déjà tracée que le lutin commença la seconde, une autre puis une autre. Simon tentait de bien voir le premier mot… c’était écrit : « Aide-nous »

Les aider ? Mais, ils ne sont que des personnages ! Comment pourrait-il les aider ? Le lutin découragé de voir que Simon ne faisait rien, effaça le premier message pour en écrire un autre : « Brise la boule de neige » et sans attendre, il l’effaça et traça le dernier message soit : « Vite, c’est urgent ». Simon ne voulait pas briser sa décoration. Le marchand l’avait bien prévenu, il devait faire très attention et voilà qu’un lutin lui demande de faire tout le contraire.

 

Simon décida de retourner se coucher en tentant de tout oublier, mais rien à faire ! Les bruits reprirent, mais deux fois plus fort !

 

Toc... toc… toc…

Toc... toc… toc…

 

Il se leva une deuxième fois et prit la boule dans ses mains pour voir de plus près. C’est alors que le lutin et le père Noël ont commencé à bouger dans tous les sens. Simon tenta bien de garder la boule dans ses mains, mais il l’échappa sur le sol et le verre éclata en mille morceaux. Une lueur aveuglante bleue, rouge et verte inonda la chambre de Simon obligeant ce dernier à voiler ses yeux. Puis, une fois l’intensité amoindrie, il risqua un coup d’œil et à sa grande surprise deux personnes se tenaient devant lui. Simon avait de la difficulté à croire ce qui lui arrivait, les deux personnages qui étaient dans la boule étaient devant lui, immobiles.

 

Il ne savait comment réagir devant cette apparition, étaient-ils vivants ou était-ce une image. C’est alors que le père Noël s’avança pour l’aider à se relever et prit la parole.

 

— Cher Simon, merci beaucoup ! Grâce à toi, nous sommes libres de nouveau et pourrons retourner auprès des nôtres pour compléter les préparatifs pour la fête de Noël qui approche à grands pas. Tout ceci n’aurait pas été possible si tu n’avais pas brisé cette boule de neige qui nous retenait prisonniers.

 

— Mais... mais comment vous êtes-vous retrouvé prisonnier ?

 

C’est alors que le lutin prit la parole à son tour.

 

— C’est une longue histoire, mais disons seulement que nous avons été piégés par le pire ennemi du pôle Nord.

 

— Le pire ennemi ?

 

— Oui, il s’appelle Vil des neiges et c’est un sorcier terrible qui veut toujours nous gâcher la vie. Il a souvent essayé, mais cette année il y est presque arrivé... si tu n’avais pas été là ! Tout a commencé un jour où nous prenions une marche sur la banquise pour nous dégourdir les jambes. Nous parlions de tout et de rien quand nous avons aperçu un détail intrigant face à nous. Un mur immense de verre se dressait devant nous. Curieux, nous nous sommes approchés pour l’observer de plus près. Le verre était dur et froid comme de la glace. Nous continuions à le regarder quand soudainement un vent s’est levé accompagné de fortes rafales. C’est alors que le verre s’est refermé sur nous. Vil des neiges est alors apparu, satisfait de son piège puis, en claquant des doigts, il a réduit cette cage de verre en une petite boule de neige dans laquelle tu nous as trouvés. Tu l’as rencontré d’ailleurs, c’est lui qui t’a offert cette boule de neige en pensant que tu ne la briserais jamais.

 

— Qu’allez-vous faire maintenant que vous êtes libérés, comment allez-vous vous rendre au pôle Nord ?

 

— Canne en bonbon de sucre d’orge... Je ne sais pas !

 

— Ben voyons, vous êtes le père Noël, vous devez bien être capable de trouver une solution ! Vous ne pouvez pas laisser ce Vil des Neiges gâcher la fête de Noël...

 

— Il y a bien une solution... mais ce ne sera pas facile avec le temps qu’il nous reste...

 

— Je peux bien vous aider ! Que dois-je faire ?

 

— Fabriquer un radeau des neiges, une fois qu’il sera construit, il faudra le faire voler avec l’aide de la poudre de canne en bonbon magique !

 

Sans plus attendre, les trois responsables de la survie de Noël se mirent au travail dans l’atelier du père à Simon pour fabriquer ce fameux radeau. Ils devaient faire vite, car c’était déjà le 21 décembre et ils devaient terminer de préparer la fête de tous les enfants de la terre. Toutefois, aucun bruit ne devait se faire entendre pour ne pas se faire surprendre par les voisins. Alors, comment faire pour bricoler ? Le lutin commença à bouger ses mains tel un chef d’orchestre et tout se mit à voler dans l’atelier. Les planches se coupaient seules et s’assemblaient sans un bruit. Fait étrange, il ne fixait pas les planches avec de simples clous. Il utilisait davantage des cannes en bonbon donnant à sa création les couleurs de Noël. Après seulement, trente minutes de travail, le radeau était prêt à décoller direction le pôle Nord !

 

Le lutin sortit de l’intérieur de sa veste un petit sac tout scintillant et parsema le radeau qui se mit alors à bouger dans tous les sens faisant tomber quelques outils du père à Simon. Par chance, personne ne semble s’être réveillé, ouf ! Simon prit place avec le lutin et le père Noël et ils partirent sans plus attendre en direction du lieu que le petit garçon avait toujours rêvé de voir.

 

Le voyage était magique. Simon voyait la ville vue du ciel avec toutes ses lumières qui illuminaient les rues et les maisons. Ils passèrent même au-dessus du château Frontenac. Tout était vraiment magnifique !

 

Le lutin claqua alors des doigts et le radeau vola de plus en plus vite, privant Simon de la vue, mais le temps n’était pas au tourisme, il y avait urgence. Il faisait froid et la vitesse ne faisait qu’augmenter le frisson que Simon avait déjà. Mais ce fut de courte durée, car ils arrivèrent au-dessus d’une petite maison toute simple.

 

Les trois amis se posèrent à l’entrée de celle-ci et s’empressèrent d’y entrer. À l’intérieur c’était la consternation, tous les lutins étaient figés comme des glaçons. Vil des Neiges les avaient gelés ralentissant le travail à faire.

 

Puis, un rire venant de derrière eux se fit entendre. C’était celui qui avait fait prisonnier le père Noël et le lutin. Simon n’a eu aucune difficulté à le reconnaître, c’était celui qui lui avait donné cette boule de neige, le marchand.

 

— Tient donc ! Vous avez réussi à vous échapper de votre prison de verre ! Et toi jeune homme, ne t’avais-je pas demandé de faire attention à ce petit cadeau que je t’avais donné ? Je vois bien que j’ai eu tort.

 

— Vil des Neiges, tu n’as pas honte de ce que tu as fait. Par ta faute, toute la belle fête de Noël est sur le point de ne pas avoir lieu, privant tout le monde de leurs précieux cadeaux.

 

— Honte ? Au contraire! J’en suis fier ! Et vous trois allez vous transformer en glaçon tout comme vos misérables petits lutins. Quant à toi, petit, tu ne retourneras jamais chez toi !!!

 

Vil des Neiges se mit alors à bouger des bras en incantant une formule magique, le père Noël en fit tout autant, mais il était tellement épuisé que ses pouvoirs étaient limités. Se faisant, le père Noël commença à se figer sous l’impact de la magie de Vil des neiges. Le lutin en renfort ne fit pas mieux et il se transforma en glaçon lui aussi.

 

Ne restait que Simon, sans aucun pouvoir et prisonnier de ce monde de glace. Que pouvait-il bien faire ?

 

— À ton tour petit, tu vas rejoindre les autres !

 

Simon tenta bien de fuir, de se cacher, mais c’était impossible, le méchant magicien commençait à incanter sa formule magique en sa direction. Le jet de lumière bleu approchait de plus en plus de lui. Simon se protégeait le visage de cette attaque, laissant son corps sans protection. Le rayon approchait de plus en plus et Vil des Neiges riait aux éclats !

 

Simon sentait ses bras et ses jambes se transformer tranquillement en glace quand il se produisit quelque chose d’étrange. Tout s’arrêta. Il baissa les bras et remarqua que le rayon du magicien le touchait, mais il ne sentait plus le froid l’habiter. C’est que le jet de lumière avait touché le petit collier flocon de neige en miroir que sa grand-mère lui avait offert. Se faisant, la magie de Vil de Neiges s’était retournée contre lui. Le magicien se transformait tranquillement à son tour en glace. Plus il se glaçait, plus les lutins de l’atelier et le père Noël reprenaient vie. Finalement, une fois qu’il fut congelé en entier, tous furent délivrés du mauvais sort.



Ce fut la fête dans l’atelier, mais le temps pressait, car ils avaient pris beaucoup de retard dans les préparatifs et tous se mirent au travail. Tous sauf Simon qui regardait l’heure. Il savait que le jour allait bientôt se lever et que ses parents seraient inquiets de ne pas le trouver dans sa chambre. Le père Noël le savait lui aussi et lui tendit la main chaleureusement.

 

— Simon, grâce à toi, nous pourrons finir de préparer la belle fête de Noël ! Nous t’en sommes très reconnaissants ! Mais je sais que tu dois retourner chez toi maintenant. Ferme simplement les yeux et souhaite ton retour dans ta maison et tu y seras de nouveau, mais attends un peu.

 

Le père Noël partit un moment puis revint avec une petite boîte dans laquelle se trouvait une autre boule de neige.

 

— Voilà, je te remets une autre boule de neige. Personne n’y est prisonnier !!! Mais elle te permettra de communiquer avec nous quand tu le voudras ! Merci encore Simon et à bientôt je l’espère!

 

Puis, Simon ferma les yeux en pensant à son lit douillet et quand il les ouvrit de nouveau, il se trouvait bel et bien dans sa chambre. Il tenait dans ses bras une petite boîte dans laquelle se trouvait le cadeau que le père Noël lui avait remis avant de partir.


Épuisé, Simon dormit toute la nuit. Mais dès son réveil, il se promit d’aller voir sa grand-mère pour la remercier de lui avoir donné ce petit collier qui a sauvé la fête de Noël !

 

 

 

 

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