Louyse LARIE - A l'ombre du pont !

A l'ombre du pont !

 

Sur le pont de la nacelle,

J'ai franchi toutes les portes

Du consumérisme infernal !  Le monde

 Avec voracité  ai-je englouti,

Croyant de la fortune installée sources acquises

Et d'œillères me protéger de l'impossible !

 De L'obsolescence programmée,

J'ai tissé ma toile sur le jour aveugle,

Sans fondements humanitaires,

Ne faire rien qui dure,

Plutôt que bases en fortifier !

C'est ainsi que lendemain ne s'effondre du leurre

Et que l'on fabrique l'étranger de soi-même  !

 

Sous le pont de la nuit,

Je n'eus d'autre raison

Que du refuge, m'y nicher !

Nouvelle demeure,

J'ai du bâtir à la hâte sans toi,

Non pas que m'éloigner, était-ce mon désir

Mais ton  poignant départ survenu,

Dès lors que le monde me frappât

De son cruel abandon !

Souffrances les plus désastreuses,

Ai-je tenté d'ensevelir

Comme si le tapis du silence

M'eut prêté la délivrance  !

 

De ma lucarne en carton,

J'ai vu s'installer le spectre de la nuit

Contraint au prix d'une cohabitation fortuite,

Ai-je du lui concéder  !

Tandis qu'à l'ombre du pont

Et ce dernier me léguant sa toiture humide,

Il se profilait  l'arc-en-ciel ,  je me suis blotti

Sur l'armature de ses courbes !

C'est vrai qu'il y plût beaucoup

Dans mon cœur, mais il y avait toujours une étoile

Qui s'empressait de le réchauffer de sa promesse,

Reine Lune semblait cependant beaucoup plus humaine

Que ce que ne l'était le soleil  torturé !

 

ccbaedc7c2d6c4244d52d09d12e411c6.pngArtiste Louyse Larie

 

Sous le pont du chagrin,

Mon âme en détresse,

Mendiante voilà devenue !

D'un autre regard sur l'existence en péril,

Nouvelle renommée au cœur de l'insondable,

 Vais-je devoir sonder

Et de l'aveu du manteau de la honte,

Je m'en draperai !

Point surpris, vous ne devriez l'être,

Pas plus d'entendre du lambeau du désespoir

Que le temps ne se délite

Et que du gouffre de la misère,

Je me tarisse du supplice de ses larmes !

 

Loin du pont,

Je tenterai de me reconstruire,

Je mettrai en peinture

Ignominies les plus infâmes,

Je redessinerai les passerelles

Entre la main de l'homme et l'amour !

Du simple petit bonheur

Qui m'offrira faveur,

J'en ferai ma couverture de prose,

Puisse à tout jamais,

De l'innocence à l'ouvrage,

Y panser ma défaillance

Pour l'avoir confondue avec le courage !

 

Loin de toi

Et grâce aux cieux, je les supplierai

 De  blâmer ton indifférence,

Crime ô combien ignominieux 

Et de m'accorder repos que d'aventure,

Au risque de m'en dépouiller !

Si nouveau dessein,

Il me faudrait résolument réinventer,

Gardez vous que le premier,

J'aille à nouveau courtiser

Car nullement dépositaire,  je suis assuré

Que du naufrage et du désespoir,

 J'en perdrais la vie une seconde fois !

 

 

Le 9/05/2013

 

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Tous droits réservés

© Louyse Larie

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