Lilas - Transatlantique - 16e Printemps des poètes

Transatlantique

 

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Vue du Havre - Claude Monet - 1873

 

 

Et les voiles partout couvraient le paysage 

D'ailes d'oiseaux rieurs frémissants sous le vent

Le ciel, comme un adieu, se grisait tristement

Loin de l'été saphir à l'horizon trop sage.

 

On eût dit une attente à l'ultime présage,

Sur le port déserté, la ville se penchant,

Oubliait l'insouciance, un jour fêté gaiement,

Départ aventureux pour un trop long voyage.

 

Les embruns sur la peau déposaient un parfum

De havane et de rhum et fuyaient sous la main,

Éphémère caresse à l'aérienne essence.

 

Les vagues grossissant comme des murs, soudain,

Ne purent empêcher l'embarquement marin,

Liberté reconquise au détour du silence.

 

 

 

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Tous droits réservés

Lilas

 

 

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Texte publié  dans le cadre  du 16e Printemps des poètes pour Variations d'une plume

 

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