Jacqueline Wautier - Plongée à tes yeux

Plongée à tes yeux

 

Tes yeux, ces feux qui m’en ‘volument’…

 

 

 

Plongée, happée, en apnée :

Naufragée volontaire à l’océan-toi où je m’en roule et m’en saoule à la houle endormie – abandonnée à tes voiliers…

Car je m’en vague à l’âme de tes courants, prise à l’onde vagabonde.

Car je m’en grise brise aux lames déferlantes d’un iris noir espoir - portée à tes rivages ensillagésde jais.

 

Battement!

Battement de mon cœur ;

Battement de paupières ;

Battement de l'instant où l'espace se déchire d'une genèse inattendue.

A m’éparpiller à l’éther ;

A n’être que volupté sans armes.

 

Fascinée, bercée, emportée :

Exilée sans terre au mystère de toi où je fusionne et m’en moutonne aux jusants d’un soleil noyé…

Et je m’amarre à ton ancre marine, prise à l’intangible d’une ivresse au long cours.

Et je m’en émoustille et m’en déshabille à l’impalpable caresse d’embruns salés aux sanglots des sirènes.

 

Hors-là !

Hors tout ;

Hors sens ;

Hors monde où le temps s'explose à l'intemporel d'une parenthèse si longtemps attendue.

A m’en disperser au ressac des larmes ;

A n’être que volutes d’arabesques éphémères.

 

 

Lascive, à l’envie, alanguie :

Traînées d’outremer où je m’ondule et m’en tulle- funambule à étale évanescent de tes lointains…

Pas de deux !

Toute à toi ;

Eux sur moi qui m'en pénètrent et m'en allument à l'immatériel d'un frisson-roi.

Car je m’y découvre d’un éclat de rire qui s’y accroche, pris à l’aimant mouvant de toi.

Car je m’y éclabousse d’une onde charnelle qui s’y cache – puisée au puits originel.

 

Là, à cette ombre brûlante, à cette fièvre tremblante, je me suis allongée au rêve marin d’une aurore boréale…

Et je m’y voile et dévoile d’innocentes impudeurs à tes éclats velours.

Et je m'y coule et m'y soule de rivages dorés à l'ombre dansante de tes soies, me ressourçant aux feux mouillés à l'or noir de toi...

Parce que j’ai bu à la source de cette eau-là :

De mes rêves éveillés, de mon cœur emballé, j’ai bu !

Bu au point d’ombres frémissantes, bu à l’infime d’un clignement de paupière.

Et l'infini tout entier s'y est engouffré qui manquait de toi :

De tes tendres sillages, de tes mille âges d’or ;

De cette eau noire où le mouvement se prend à la magie de l’étale pour creuser d’éphémères tableaux, s’y oubliant de platoniques orgasmes…

A la mer mystère des étoiles en vagues affolées, au magma flamboyant de tes prunelles affolantes, j’ai bu !

 

 

En apnée, enivrée, libérée :

Femme aux feux noirs de toi, ombre affolée au regard-toi…

Et tous mes mots sont nés à cette encre où s’ancrent des possibles réenchantés :

Des torrents de mon sang bleu au vaisseau de tes yeux noirs où je m’en volume et m’en marée ;

Où tout est Verbe à l’envie chair de ton regard, conjuguant à l’avenir charmé toutes les douceurs d’aimer.

 

 

 

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Tous droits réservés

Jacqueline Wautier

 

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 http://decesmotsquelonseme.skynetblogs.be/archive/2014/02/13/si-tu-etais-8102996.html

 

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Commentaires (1)

1. AlysonWiq (site web) 08/10/2017

Oh Lord. I don't know what to do as I have loads of work to do next week month. Plus the university exams are close, it will be a disaster. I am already being nervous maybe I should interaction to calm down a little bit. Hopefully it will all go well. Wish me luck.

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