Gilles Palomba - Voilà toute ma vie...

Voilà toute ma vie...

 

 

 

Voilà toute ma vie une chanson d’amour

A ce point obsédante et candide toujours

Qu’il en devient grotesque et triste à quarante ans

De chanter comme si tout n’était que printemps

 

Maintenant que voilà des cieux qui se renversent

Pour en venir aux temps du gel et des averses

Maintenant que la route accomplie jusque là

Après le versant haut aborde vers le bas

 

Oui j’ai beau regarder par dessus mon épaule

Cette route au pavé recouvert de paroles

Ce chemin de traverse inconvenant d’aimer

Voir au moins si j’y laisse une trace à jamais

 

Pour le peu que je trouve autant qu’il m’en souvienne

Telle ivresse d’un soir ou telle soif ancienne

C’est assez pour y voir dans l’ensemble un grand bien

Et dire qu’après tout je ne regrette rien

 

J’aurai drapeau d’aimer hissé dans le silence

Image d’un mouchoir au ciel qui se balance

Image d’un regard et sa règle du jeu

Qui fait parfois l’azur et parfois l’ombrageux

 

Montrez-moi s’il se peut de quelle façon suivre

Ce chemin de raison que vous appelez vivre

Quand vient l’heure du solde et du plus et du moins

Rien ne reste de tout qu’un dérisoire point

 

 

 

 

Extrait de "Derniers poèmes à Elaya"

 

 

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Tous droits réservés

Gilles Palomba

 

Gilles Palomba, "Derniers poèmes à Elaya", éd Edilivre

http://www.edilivre.com/le-livre-d-elaya-1e5d59be10.html#.U152rFfPsuQ

 

 

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