Gilles Palomba - Chant XXXI - Extrait de "Le livre d'Elaya"

Chant XXXI

 

 

 

Des millions d’histoires comme la nôtre, Elaya ! Dieu est unique en ce que chaque amour diffère, n’est infini que par la profusion de ces amours.
Chaque fois tout recommence avec son lot commun où chacun tient une part novatrice, le rien d’un caillou - montagne si l’œil s’y colle, et le beaucoup d’une plage - pincée de sable à vue d’oiseaux.
Chaque fois - Ô toi, plénitude, fille de l’étreinte ! laisse-toi nous envahir, nous que voici liés dans le mystère de savoir, afin de nous porter à la distinction des anonymes qui passent, qui s’épousent et qui brillent.
S’il existe, Dieu, ceux qui s’aiment seuls le célèbrent alors, lui vouent prières par la caresse, communient lorsqu’ils s’embrassent. Ceux-là seuls qui s’aiment font la grand-messe de la vie.

Je n’ai rencontré Dieu que par amour de Toi, Elaya.
L’église, c’est notre chambre, autel est notre lit, célébration de Lui mon amour de Toi, Elaya, l’eucharistie via nos étreintes à l’élévation desquelles soient vénérés le sang et le corps, calices nos bouches, ostensoirs nos ventres.
Fou le prude ! Menaçant le puritain ! Sacrilège sa morale ! Ô vous, épris d’amour, criez Dieu c’est nous !

 

 

 

Extrait de "Le livre d'Elaya"

 

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Gilles Palomba

 

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