Gilles Palomba - Chant XXIX - Extrait de "Le livre d'Elaya"

Chant XXIX

 

 

Ta chevelure que respirer c’est voyager porte des embruns d’îles poivrés d’épices, des parfums de pains grillés dans le matin où s’éveiller c’est te rejoindre, dispense un cannabis aux muses duquel nos corps se fusellent, d’ailes se métamorphose le serrement de nous.
Adviennent alors pennes et rémiges nos bras et nos jambes, duvet les mains qui nous calfeutrent, plumes dont s’étoffent nos doigts.
C’est l’instant des étreintes qui nouent leur écharpe, un lierre autour de nos torses qui s’égalisent, qui se joignent et se comparent, qui s’additionnent et se déchiffrent, qui forcent le multiple de l’un par l’autre, qui se totalisent.

 

 

 

Extrait de "Le livre d'Elaya"

 

*          *

*

 

Tous droits réservés

Gilles Palomba

 

*

 

Pour découvrir l'univers de Gilles Palomba, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous :

http://www.gillespalomba.fr/114995792

 

*

 

 

 

4 votes. Moyenne 5.00 sur 5.