Gilles Palomba - Les vieux amants

Les vieux amants

 

 

 

Lorsque je serai gourd et du corps et de l’âme

Courbant très bas le chef et de rien envieux

Faute comme jadis d’avoir aux yeux la flamme

Lorsque je serai vieux

 

Plus de rêve la nuit plus de chanson le jour

N’ouvrant la bouche que pour plaindre ou désoler

Quoique de chair encor déjà l’âme en allée

M’aimeras-tu toujours

 

Quel souvenir ancien verrons-nous sans effort

Compenser en nos cœurs le présent qui sera

Quel baiser sa saveur saura te rendre alors

Quel charme son éclat

 

Le bel accord que là dans le geste qui tremble

Ô mon ardent amour mon ultime folie

Quand la fatigue seule à partager un lit

Nous reverrait ensemble

 

L’étreinte relâchée et la main malhabile

Peut-être le désir nous fera-t-il moins las

Lorsque nous chanterons dans nos amours séniles

La chanson que voilà

 

Dis nous frotterons-nous l’un contre l’autre encore

Au moment d’être vieux et quand tout abîmés

Se dissolvent les corps qui se sont tant aimés

M’aimeras-tu encore

 

 

 

 

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Tous droits réservés

© Gilles Palomba

Extrait de"Derniers poèmes à Elaya", éd Edilivre

http://www.edilivre.com/le-livre-d-elaya-1e5d59be10.html#.U-tVvmOil8s

 

 

 

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http://www.gillespalomba.fr/114995785

 



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Commentaires (1)

1. AlysonQae (site web) 11/10/2017

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