Gilles Palomba - Song for guy

Song for guy

 

 

 

Que dirais-je de toi s’il fallait te décrire
Faire de tes desseins le dessin que je vois
Je suis en même temps la crainte et le désir
A raison comme à cœur un rapace et sa proie

Je suis une brebis qui porte un loup en elle
Innocente et coupable animal d’ironie
J’abrite une victime avec son criminel
Ce qu’affirme le cœur le geste le renie

J’ai du malheur d’aimer découvert la mouvance
Le jour qui tourne au sombre à chanter se survit
Toujours si je te vois je recule et j’avance
La parole m’échappe et la voix me trahit

Toujours si je m’entends se tait le clair je t’aime
Ce que le mot contient la phrase contredit
Je parle et parle encore et m’étonne moi-même
De parler tant et tant pour avoir si peu dit

Chaque fleur que j’effeuille ostensiblement vire
Tantôt sur l’absolu tantôt sur “pas du tout”
J’interroge des mers qu’ignore mon navire
Je suis un fond sans forme un sage dans un fou

Je suis l’aveu drapé d’un lyrisme suprême
Et j’en cueille étonné de bien étranges fruits
N’aurais-je apprivoisé l’orchestre du poème
Que pour couvrir ma plainte avec autant de bruit

Quel est ce beau jardin qui court à la fenêtre
Les collines d’une âme escortent mon trajet
Aimer c’est parcourir l’autre et s’y reconnaître
Au pays de ses yeux sans cesse voyager

Amour Ami qu’importe en quels mots je t’exhorte
Adulte enfant majeur écho prêcheur de pas
Arrive et m’émerveille accours et me transporte
Où le double ballast comme un seul poitrail bat

Amour Ami qu’importe en quels bras je te serre
A l’horizon du rail tant de regards j’essuie
Amour Ami qu’importe en quels mots je m’insère
En quels bras je te porte en quels pas je te suis

Je te regarde et vois comme un vivant soleil
Je suis cet enfant-là de rêves pleins les yeux
Qu’un grave instituteur sur l’estrade surveille
Lisant dans son regard l’inacceptable aveu

Que dirais-je de Toi s’il fallait te décrire
Quels mots comme un rameau clore et d’or déployer
Si le verbe immuable émondeur de soupirs
Déshérite ma lèvre et son ardent foyer

Tu vois... Je me contente en espérant t’atteindre
D’employer le secret langage que voilà
L’image des mots tus se suffira pour peindre
Tout ce qui me désœuvre et que l’œuvre avouera

 

 

 

 

 

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Tous droits réservés

© Gilles Palomba

Extrait de "A l'encre bleue"

 

 

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Gilles Palomba, "A l'encre bleue", éd. Edilivre :

http://www.edilivre.com/a-l-encre-bleue-1e5d59bc0a.html

 

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Pour découvrir l'univers de Gilles Palomba, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous :

http://www.gillespalomba.fr/114995785

 

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Commentaires (1)

1. AlysonPmj (site web) 11/10/2017

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