Gilbert Mervilus - Entre « LA PLAZA de MAYO » et Les Jardins de Caracas…

Entre « LA PLAZA de MAYO » et Les Jardins de Caracas…

 

 

Plaza de mayo ez

 

 

Loin de la « Plaza de Mayo » et des Jardins de Caracas.

Chaque pierre, chaque armoire éventrée, livres, cahiers, disques, partitions, vieux albums de photos jaunies, sauvagement déchirés, et une incroyable multitude d’objets cassés, abandonnés, racontaient quelque chose : Causant autour d’une définition, de bonne heure, j’ai reconnu  n’avoir jamais cherché à comprendre ou retracer  le mystérieux « clic », à l’origine de ce quelque chose que nous appelons « poésie », et qui reste une grande affaire d’initiés.

 J’ignorais, qu’en quelques secondes, j’allais me transporter, près d’une fenêtre de Buenos Aires. Mes secondes, les miennes, admirablement fragmentées, obéissent à un tic-tac véritablement mystérieux, une sorte d’ancienne horloge, cachée depuis mille ans dans ma mémoire :


Le « clic », d’une vraie palpitation poétique, échappe à tout le monde et d’abord, et l’auteur (prétendu, hélas !), lui-même, ignore tout.



[…]



Je vous ai déjà mentionné le nom de Sonia.


Découverte fantastique, « entre deux clics »,


Cet « enter-clic » du clavier, évidemment !


Sans trop attendre,


J’ai dit à Sonia :


-« Dans ton jardin à Caracas, si tu entends,


Des pas inquiets, d’une âme tourmentée,


C’est bien moi,


El venezolano errante ».


C’était, exactement, en mai de l’année dernière !


Dès lors,


Avons appris à causer, causer, causer…


Comme de vieux complices, du même régiment,


Qui auraient survécu à la « guerre 14-18 » !


Puis,


Il y a quelques semaines,


Sonia m’envoie des images, tristes images,


Près de mes jardins de Caracas,


Arrosés de lacrymogènes, de projectiles et de bastonnades.


Je ne savais pas ;


Tasse de café en main,


3 heures ce matin,


Comment  j’allais arriver à Caracas.


[Ta voix lors de l’interview est restée,


Comme collée à l’oreiller…].


Enfin,


Avec cette rose et une chanson,


Trois mots dans le cœur,


Je serai près de toi.


Je ne me rappelle plus, comment El Reloj de Arena[2] de Borges m’est parvenu ;


Mais cela fait très longtemps.


Enfin,


Me voici chaque semaine, ces jours-ci,


Les pieds par ici, le cœur à Maracaibo.

 

[…]

 

517f10fc7ef63565b7a6b099ad8a342d

 

*          *

*

 

*

 

Tous droits réservés

Gilbert Mervilus

 

*

 

 

(1) La place de Mai (Plaza de Mayo en espagnol) est le site central (Plaza Mayor) de la ville de Buenos Aires, capitale de l’Argentine. Elle est née historiquement de l’union de deux places toutes proches ; la Plaza de la Victoria (place de la Victoire) et la Plaza del Fuerte (place du Fort), après la démolition en 1884 d’une construction qui les séparait. Wikipédia

 

 

 (2) Texte de Jorge Luís Borges, El Hacedor (1960).

 

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

×