Gilbert Mervilus - "Entre México y Colombia"...

"Entre México y Colombia"...

 

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«La science a supprimé les distances, proclamait Melquíades. D'ici peu, l'homme pourra voir ce qui se passe en n'importe quel endroit de la terre, sans même bouger de chez lui. »

 

Cent ans de Solitude, Gabriel García Márquez

 

 

–« ¡Maestro ! »*

 

Nous causions autour de l’absence des cerfs-volants dans notre ciel, contrairement aux traditions, apparemment bien établies. Un ami m’a souligné l’emprise totale de l’on-ne-sait-quoi sur tout l’espace culturel.

Au début de la semaine dernière, j’aurais, peut-être, accepté son point de vue. Toutefois, depuis ce jeudi, lorsque les vrais saints des religions authentiques se sont mis d’accord, pour placer la capitale du monde, « entre México y Colombia », j’ai appris à mesurer les choses avec d’autres paramètres.

En ce lundi, à l’heure du Palacio de Bellas Artes mexicain, chacun se recueillera, comme il le peut, avec une pensée pour le plus fantastique des citoyens planétaires de « notre » Amérique. En ce moment même, je pense, aussi, à deux personnages : Rodrigo de Triana, le premier espagnol qui aperçut une côte Caraïbéenne, le 12 octobre 1492, à deux heures du matin, et cria «¡Tierra, Tierra, Tierra ! » ; Carlos Gardel, dont une statuette ou un buste quelconque, dans un coin de « notre » Amérique, est régulièrement fleuri, par des admirateurs, toutes générations confondues.

Entre nous, avez-vous essayé de faire l’impossible « somme » arithmétique de la respectueuse affection, déchainée autour de Gabo ? Je pense, aussi, en ce lundi matin, à Madame Lacroix, patronne de l’hôtel de Flandres, au Quartier latin,  qui a discrètement assisté et participé aux balbutiements d’une des plus grandes aventures hispano-américaines, depuis le cri de Triana, ce frère d’âme d’Antonio Pigafetta, « qui accompagna Magellan, lors du premier voyage autour du monde »**   

Car, grâce à Gabo, nous avons appris à surmonter les difficultés propres à « notre » Aracataca : nos problèmes d’eau potable, les plantations de toutes sortes appartenant à la même « compagnie », la vente au rabais des rails de la voie ferrée de l’ancien train,  etc. etc.

Est-ce pourquoi, « entre México y Colombia », le cortège des orphelins dépasse tous les pronostics

–« ¡Adiós Amigo! »*

 

 

 

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Tous droits réservés

Gilbert Mervilus

Le 21 Avril 2014

 

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* Voir www.nexos.com.mx , Gerald Martin, “Gabo, Una Vida”, 1 octubre2009 (Bref salut échangé entre le jeune García Márquez et Hemingway, au Boulevard Saint-Michel, Paris, au début de 1957. Dernier chapitre texte).

**Voir Discours Nobel, G. G. Márquez

http://youtu.be/1yUYwpIafOk , Gabriel García Márquez y su increíble y azarosa vida en París...

Voir aussi, “Pour Saluer Gabo” par Daniel Bougnoux, 19 avril 2014, La Croix, Le Randonneur

Notes: « La Colombie rendra hommage à Gabo après la cérémonie au Mexique», laInfo.es

 

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