Gilbert Mervilus - A la Cabine

A la Cabine

 

 

A

 

 

A mis compañeras haitianas, intérpretes-traductoras

 

Je vous ai dit que papa était un colonel de choc ! Il connaissait l’histoire de chaque mot et de chaque coin d’Espagne et d’Amérique Latine ! Il avait fait la philologie avec Menendez Pidal, dans l’Espagne des chocs, avait connu Santos à Puerto Rico et Matamoros à La Havane ; et maman tomba, aux pieds du professeur de l’Académie militaire, au cours d’une parade…

 

Puis… un jour, moi, croyant savoir hablar, j’ai découvert des Dames magnifiques, dans ma ville sans princesse. Ces quelques lignes, comme à la cabine de travail, entre deux feuilles, et un soupir de 3 secondes, c’est pour rendre hommage, tout simplement, à Elles, si discrètes, inexistantes presque dans les albums, humaines, poétiques, guerrières lorsqu’il le faut, combattantes infatigables, en première ligne de choc, défendant le verbe et ses virgules, le synonyme et ses trahisons, un verre d’eau entre deux cigarettes, à la bataille, sans répit, le dictionnaire spontané parce que déjà dans le cœur depuis le ventre de notre maman…Enfin, des déesses méconnues de la Real Academia et à Quai Conti, mais bien vivantes. Je vous salue et vous dis, du cœur, merci de me tolérer ; puesto que, no sé cómo se dice GRACIAS!!!

 

 

 

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Tous droits réservés

Gilbert Mervilus

 

 

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Commentaires (1)

1. AlysonBfc (site web) 08/10/2017

My friend and I went camping the other day. It was a tiring experience, as he wouldn't let me sleep all night. He kept talking about random subjects and whined about his insomnia. I totally told him to here and deal with it.

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