Frédéric Cogno - Suis-l'ange

Suis-l'ange

 

 

J'ai toujours aimé m'attarder sur un regard féminin qui se pose où qui s'enfuit... Celui-ci tirait sa révérence avec parfois un strabisme divergent comme on dit qui me charmait au plus haut point...Cette fille, parce qu'elle louchait, me plaisait. Allez comprendre...

 

 

 

Mes yeux te font baisser Lisieux,

Tu n'es qu'un cillement de nuit,

Rêveuse au bas-fond des soucis,

Scrutant les murs du Grand-Milieu.

 

 

Quel gouffre viens-tu consulter?

Dis-moi ce nom enseveli...

Est-ce un linceul que tu chéris?

Ou bien panses-tu tes regrets?

 

 

Regarde-moi, ouvre-les bien,

Qu'as-tu puisé de l'infini?

Ô jolis yeux! Mille Atlantis!

Me diront-ils d'où tu reviens?

 

 

Des voiles d'or sur l'océan,

Des nacres, des bleus insoumis,

Un soleil fou de myosotis,

Ploient le ressac fièvre et argent.

 

 

Et..., oh..., Ephémère beauté!

Charme dont l'art ne se prédit,

Ton oeil gauche qui s'est enfuit

Vers un ailleurs qui m'est caché...

 

 

Ravissement plus que soudain,

- De nouveau, tes yeux me défient-

Est-ce un ange qu'il a suivi

Dans l'azur rose et l'air de rien?...

 

 

 

 

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© Frédéric Cogno

 

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