Elisabeth Godfrid - La limite c'est le ciel - La tortue

La tortue

 

 

 

Elles couraient, elles couraient. Toutes attirées, aimantées vers la mer. Activant incroyablement leurs pattes minuscules, le plus vite, le plus fort possible, poussant et repoussant le sable. Juste venant de naître, des tortues, une centaine au moins, essayaient d'atteindre l'eau, sa ligne bleue. Un sauve-qui-peut. La plage entière devenait vivante. Elles fonçaient, se ruaient. Mais l'une déjà flottait, comme soulevée doucement par la vague, se mettant à nager. Elle avait gagné. Ne serait pas attaquée par les oiseaux ou les crabes. Et ça continuait, d'autres arrivaient. Que des boules de vie luttant à tout prix. Quelques centimètres à peine, tête et pattes naines, mais tout y contribuait, tout les entraînait. Là-bas, vers la haute mer. Les unes après les autres, elles touchaient l'eau, ballottées un moment, trouvaient leur élément, les pattes se faisant nageoires. Elles partaient, fuyant leurs ennemis sans avoir rien appris. Tout droit, petites dans la mer immense.

 

Elle regardait le film, fascinée. Pendant la ruée des tortues, montait en elle comme un "vas-y, vas-y", fonçant en même temps, l'effort dans tout son corps. Il fallait gagner, arriver. Les oiseaux attaquaient en piqué. Peur pour elles, c'était plus fort qu'elle. Muscles tendus, elle devenait tortue, vivant la course et le combat. De les voir dans l'eau, filantes, elle se sentait soulagée, rassurée. La mort alors viendrait à son heure, elles auraient le temps de grandir.

À la dernière image, ce temps de vie était là, dans une tortue énorme planant dans la mer, nageoires battantes, légère, oiseau de l'eau. Poids envolé, sans gravité, ne restait que la grâce. Le générique défilait sur elle, nage et remerciements mêlés.

Maintenant, Le Grand Voyage, elle comprenait pourquoi. La nuit, ne dormant pas, elle était tombée sur le film par hasard, la couleur de l'eau l'avait attirée. Un jour, elle irait là-bas. Les noms, déjà, la faisaient rêver, Petite Terre, Marie-Galante. Revenait la chanson de Voulzy, "Belle-Île en mer, Marie-Galante, Saint-Vincent...". Rien qu'à la fredonner, elles avait des envies de vent, de vagues, d'oubli de montre et de bureau.

Quand le film avait commencé, des adolescents bronzés riaient sur un bateau, filles et garçons en short s'affairant sur le pont. Une voix disait qu'ils étaient venus là, jeunes amateurs de sciences, observer les tortues, le nid et l'éclosion. Pour certains, plus tard, un métier, mais pour tous une passion, le plaisir de la partager en vacances.

Débarquant sur la plage, ils avaient dressé leurs tentes, cordes et simples toiles tendues. Et puis la nuit, ils avaient suivi la tortue, lampe à la main, sans bruit, la moindre vibration entendue par elle risquant aussitôt de la faire partir.

D'abord, venant de l'océan, dans l'obscurité son arrivée. Chair et forteresse, lourde, pattes écailleuses, remontant lentement, mètre après mètre. Une heure et demie d'efforts dans le sable. Enfin loin du rivage, elle s'était arrêtée, avait creusé là son nid avec les pattes arrières. L'homme du commentaire chuchotait presque. Tous assistaient, observaient en silence. La ponte commençait. Les œufs sortaient, tout blancs, et elle soufflait, pleurait. Le film précisait qu'ainsi elle rejetait le sel, le sable. Mais même le sachant, l'œuvre semblait si dure, pour elle dans son lit les larmes restaient larmes. Elle poussait avec elle, sentait presque l'œuf. Ils glissaient mollement dans le nid, vingt, trente, jusqu'à cent cinquante pendant un quart d'heure. Le guide expliqua doucement que, durant ce temps, la tortue était vulnérable, pouvait être attaquée, ne s'arrêtant plus après avoir commencé. Mais cette fois, tranquille, ponte finie, elle combla le nid avec du sable, le rejetant, toujours avec ses pattes arrières, le lissant, le tassant avec son plastron.

L'œuvre était achevée, ou presque, la tortue n'avait pas terminé. À côté du nid, pour le protéger, elle préparait un leurre, brouillant la piste des prédateurs. Le sable un peu remué, soulevé, comme si dessous se cachaient des œufs. La ruse sauvait le nid, la vie. Et là, elle aurait voulu caresser la bête, passer ses doigts sur la carapace. Des millions d'années en elle, condensées, concentrées. Elle était restée. Creusant le nid, pondant les œufs, toujours.

Ensuite, dans le noir, le film la montrait, elle repartait vers le rivage, là-bas, s'enfonçant dans l'eau. Venue la nuit pour fuir la chaleur, les tortues naissantes ne la verraient jamais.

Le film alors se coupait, changement de temps, autres plans. Dans un nid différent, sur la plage opposée, des œufs allaient s'ouvrir. Coups de bec répétés, des coquilles cassées, une tête, des pattes, une autre tête et d'autres pattes, et partout ça sortait, les unes après les autres. La ruée avait commencé.

En fermant la télévision, déjà elle le savait. Le lendemain, elle irait dans le treizième ou quai de la Mégisserie s'acheter une tortue.

 

Par téléphone, elle avait réservé Bd Saint-Michel un livre d'occasion. Le matin dans la rue, elle respira l'air frais. C'était un jour d'août idéal, peu de monde, le samedi à Paris n'avait pas sa foule. Quand elle descendit du bus, elle alla droit à la librairie, fila au sous-sol et paya le livre. La tortue. Bien la soigner, bien la nourrir, bien la comprendre. En feuilletant, son choix s'est tout de suite porté sur une tortue terrestre, la Testudo marginata. Peut-être parce que le livre la montrait avec une drôle de jupe derrière et puis il précisait : "Active le jour, aime grimper et creuser", ajoutant "sans châssis vitré, la tortue peut vivre en plein air de juin à août". Elle n'avait pas de jardin, mais elle pourrait ouvrir la fenêtre, devant, au soleil, la laisser se chauffer.

En descendant vers la Seine, livre à la main, elle ressentit comme une euphorie. Pressée, curieuse de la voir. Quai de la Mégisserie, elle qui aimait tellement les fleurs, elle est passée sans regarder, arrivant vite à la boutique "Aqua lumineux". Elle est rentrée, pas rassurée, les pages jaunes annonçaient "reptiles, mygales, batraciens". Tout de suite, elle s'est contentée seulement du côté gauche, là où se trouvaient les tortues. Des noms étranges : Testudo horsfieldii, Geochelone elegans, Terrapene ornata. Et Testudo marginata.

Un monde à elles. Rythme lent, petits grimpements, minimes creusements, un pas à droite, puis virée à gauche, une tête sortant d'une carapace, puis de l'écorce, une autre allant vers le pissenlit, un bec s'affairant sur lui. Comme devant le film, elle était fascinée. Elle voulut tout connaître et le vendeur, un peu étonné, écrivit tout sur son carnet. Le terrarium, le cordon chauffant, les copeaux, la lampe à U.V., les cachettes, la gamelle, le bassin pour le bain. L'ensemble montait à une certaine somme, elle n'aurait jamais cru. Elle le remercia de son accueil, mais lui dit qu'elle allait attendre, qu'elle aimerait encore lire, comparer. En revenant chez elle, elle se sentit triste, fatiguée. Son envie était une chose, et le prix, une autre, comme d'habitude.

 

L'après-midi, après avoir lu son livre, elle reprit le métro pour "La Ferme Tropicale". Le nom lui plaisait, évoquait chaleur, plantes foisonnantes, luxuriantes, là-bas.

À peine arrivée, dans l'entrée, elle vit les iguanes. Énormes, lascifs sur leur branche, ouvrant un œil, un instant, très vite le refermant, retournant au sommeil.

La moiteur du lieu la fit transpirer. Partout, autour, des cages vitrées, les terrariums. Dedans, au milieu du vert des plantes, en examinant bien, se mêlait un autre vert, celui de l'animal, caché, terré ou agrippé. Dragons d'eau effilés, varans minces ou renflés, iguanes, toutes les tailles, toutes les formes. Des griffes, des écailles, des crêtes, des collerettes. La musique de fond, ses brusques cris de jungle, ajoutant à l'étrange. Le coin des mygales et des scorpions, peureuse, elle l'ignora. Mais çà et là, derrière le verre, presque imperceptiblement, bougeaient, se déplaçaient des tortues, pattes écailleuses, griffues, carapaces striées, jaunes, grisées. C'était mieux que le livre, elles vivaient. Dans un élan, elle parla même à sa voisine, "Celle-là, regardez ! Les écailles étoilées." Et toutes les deux continuèrent à parler, marchant ensemble, commentant les peaux, les pattes, les sauts, la tranquillité, la vivacité, éclatant de rire. La dame appela son fils. Lui, il était en arrêt, rêvait devant ses dragons d'eau, parfois tournant la tête, béat, souriant à sa mère de loin.

Elle aurait pu, ici, rester des heures. Pas seulement regarder celle qu'elle allait acheter, la Testudo marginata, mais tous ceux venus là, des gens de son âge, plus jeunes peut-être, et qui l'attiraient, certains boucle à l'oreille et bras tatoués. À son travail, elle ne les aurait jamais rencontrés. Ils lui faisaient un peu peur, mais à la "La Ferme Tropicale", ce n'était plus pareil, ils devenaient des gens comme elle, ceux qui aimaient ces bêtes, iguanes et tortues, gardant toujours leurs corps de survie, leurs boucliers de vie.

Avant de partir, elle demanda inquiète si elle pouvait payer en deux fois. Cette possibilité affirmée, elle repartit plus gaie, le pas alerte. Chez elle, fit ses comptes, décida d'entamer son livret A. Elle s'arrangerait, ferait attention sur plusieurs mois.

 

Près de la fenêtre, à gauche, elle choisit le coin pour sa tortue. Là où se sentirait le plus le rythme des saisons, des jours et des nuits. Dans son canapé, elle sourit, l'imaginait déjà. Le soir, en rentrant, elle lui dirait bonjour, lui parlerait. et elle, de son côté, resterait sans mots, mais capable d'entendre, de reconnaître sa voix. En riant, le vendeur avait déclaré que bien sûr la voix comptait mais surtout le pissenlit, associé à elle. Ça lui était égal. Elle aimait cette idée, la nourrir et ce lien de la faire grandir.

 

Le lundi, encore en vacances, elle prévit un chariot, et retournant à "La Ferme", choisit le vendeur qui, déjà, lui avait répondu, si patient. Elle prit tout, sauf la tortue, voulant d'abord bien installer, brancher, mettre les copeaux, le bassin, disposer au mieux ses cachettes, la tuile et l'écorce.

Avant qu'elle arrive, elle désirait que tout soit prêt. Le faire tranquillement, lui préparer son nouveau lieu, avec sa chaleur, ses odeurs. Cette vie nouvelle, elle voulait bien la commencer. Un peu plus tard, elle irait en forêt trouver d'autres écorces, bombées, bien arquées pour elle. Peut-être même, elle peindrait son bassin, avait vu dans un livre comme une mosaïque, bleue, un motif italien.

 

Après avoir payé, chargé, elle rentra tant bien que mal. Dans l'après-midi, tout était fini, branché, allumé. Le terrarium, posé sur le sol, elle s'est allongée à côté, faisant jouer la glissière, décalant un peu l'écorce, trop près du bassin.

Son deux-pièces avait soudain changé. Il semblait maintenant plus habité. Même vide encore, sans tortue, le terrarium était là, pour elle, si présent dans son angle. Les plantes vertes la faisaient rêver, comme un jardin d'hiver dans l'été et quand la nuit tomba, elle regarda sa lumière, s'en apaisa.

 

Le lendemain, "La Ferme Tropicale" n'avait pas ouvert encore, elle dut attendre Une fois rentrée, elle partit directement vers les tortues, s'arrêta devant le terrarium des Marginata et prit tout son temps. Elle en vit une, plus vive, qui grimpait, descendait, sa jupe derrière en éventail. C'était elle, sa tortue. Parmi toutes les autres, elle l'avait reconnue, pas craintive, du caractère.

Elle appela le vendeur, du doigt lui montra. En souriant, il hocha la tête, passa le bras entre les copeaux et doucement la sortit. A ce moment-là, elle ne put s'empêcher de la caresser, sa carapace juste, ne voulant pas ici toucher sa peau. Elle le ferait plus tard, chez elle. Le cou, la tête, c'était presque intime.

 

Dans le métro, elle la porta avec précaution, ayant peur d'être bousculée, de la faire tomber. Arrivant à l'appartement, vite, elle alla au terrarium, fit glisser le verre. Elle la déposa doucement, lui disant : "Là, c'est chez toi."

La tortue mit du temps à sortir la tête, se cachant, puis lentement, elle la vit dépasser, se risquer, étirer le cou. Un pas de côté, tournant, glissant. À un moment, elle s'immobilisa, semblant alors la regarder, presque la fixer. Devant ce regard, comme une attention, imprévue, elle lui murmura : "Bonjour, tu sais, je t'ai attendue."

Dans ce premier regard, elle le sentit, tout fut joué. Si elle avait pu, elle l'aurait bercée. Mais il fallait penser d'abord à elle, pour elle, qu'elle découvre son nouveau lieu. Après seulement, elle la sortirait, l'habituerait à rester une heure, devant la fenêtre, au soleil.

 

Maintenant, elle se sentait responsable, ne ferait plus n'importe quoi, pas de courants d'air, pas d'éclats de lumière, trop brusques, trop violents. Elle était arrivée, ça changeait tout.

De l'autre côté, la tortue mangeait, grignotait pissenlit et fruits, des bouts de brugnon et d'abricot. Son bec, tout petit, coupant, tranchant finement. Elle la trouva vive, comme la première fois. Faisant ce qu'elle veut, obstinée, déjà, elle le voyait, une personnalité. Elle l'avait bien choisie. Mais tout de suite elle pensa qu'en fait, toutes les deux, elles s'étaient choisies. Là-bas, à la "Ferme", la tortue était venue vers elle à la vitre, ce n'était pas un hasard.

Quelquefois, elle l'avait lu, les choses semblent étranges, on ne peut pas vraiment les expliquer. Et comme pour le confirmer, son nom avait surgi, comme si cela ne pouvait être que lui : Zoé. Court, un peu malicieux, vif comme elle. Tout de suite, elle lui dit : "Zoé, tu es ma Zoé". À ce moment-là, la tortue leva la tête. Ça non plus, pour elle, ce n'était pas un hasard.

 

Durant la journée, elle passa beaucoup de temps allongée. L'appelant, lui parlant, lui demandant si elle allait bien, lui disant : "Tu vas voir, bientôt, tu vas sentir le soleil sur tes pattes. Tu vas grandir, embellir. Mais tu es déjà belle."

Le soir arriva sans qu'elle s'en rende compte. L'impression que le temps était passé vite. Dans son canapé, elle la voyait de loin, et puis la mémoire revint, fugace, une fois elle avait connu ça, il y a trois ans, quand elle se préparait, imaginait déjà la chambre. Tantôt rose, tantôt bleue, elle ne savait pas encore, mais sentait que c'était un garçon.

Elle n'eut pas envie d'ouvrir la télévision. Laissant la fenêtre ouverte, elle s'assit près de l'abri, regardant parfois dans l'ombre, sous l'écorce.

 

 

La vie continua, avec elle. À la rentrée, reprenant le travail, bien des choses avaient changé. Quand elle partait du bureau, elle n'avait plus le même sentiment de fatigue. Elle la ressentait toujours, le travail aussi ennuyeux, monotone, mais elle se dépêchait, tournait vite la clef, elle était là.

Maintenant, en novembre, quand elle arrivait, elle la sortait du terrarium. Juste une heure, pour qu'elle ne prenne pas froid. De toute façon, elle avait poussé le chauffage. La facture était plus élevée, mais ça ne comptait pas. Elle avait rajouté près du canapé une lampe basse qui chauffait encore un peu plus. Sur le tapis, dans la soucoupe, elle laissait le pissenlit, un peu d'endive, ou, moins souvent, des feuilles de chou. Pas trop loin de Zoé pour qu'elle sente.

Doucement, elle venait. La voir marcher vers elle restait toujours une fête, un cadeau. Parfois, elle mangeait dans sa main, ou prenait au bout des doigts, mêlant l'odeur des feuilles et de sa peau. Un peu d'elle alors rentrait dans sa mémoire.

Mais le plus beau, elle s'en souvenait encore, avait été tous ces moments devant la fenêtre. Elle, chemise ouverte, jambes nues, et sa tortue, pattes étirées, son corps dilaté profitant du soleil. Peut-être là, déjà, près de ses cuisses, Zoé avait respiré, senti la peau chauffée, apprivoisée par elle. Loin de la mer, le bruit de Paris tout en bas, elles avaient pris des bains de soleil, côte à côte. Parfois, elle lui caressait la tête, lui grattait dessus doucement, et le cou s'allongeait encore.

 

 

Maintenant elle ne s'attardait plus dans les magasins, avait même laissé son cours d'aquarelle. À la banque où elle travaillait, les gens avaient remarqué qu'elle semblait plus gaie, parlant davantage.

Éliane, son amie au bureau, s'était tue devant les collègues. Un jour, invitée un dimanche, elle était montée chez elle, avait vu la tortue, la feuille, la main, entendu le rire. Pourtant, il y a trois ans, elle l'avait connue si perdue, quand son ami était parti, lui racontant au café comment il avait réagi en apprenant la nouvelle. Le test était positif, elle avait attendu un mois avant de l'annoncer. Pourquoi, elle n'aurait pu l'expliquer. Mais dès qu'il avait su, il avait eu peur, ne se sentait pas prêt, disait-il, trop jeune pour être père. Un moment encore, elle en avait rêvé, et puis fatiguée, s'était décidée.

Jamais, au bureau, Éliane n'aurait trahi son amie. Même pas une allusion, un mot. Connaissant trop les langues de vipère, cette façon de consoler, en même temps d'insinuer. Et puis, elle aussi, un an après ça lui était arrivé, presque la même histoire. Elle sortait de chez le médecin, l'homme avec qui elle vivait avait dit simplement qu'il valait mieux plus tard. Elle ne l'avait pas revu, avait fait ce qu'il fallait. Comme son amie. Et là, ensemble, elles s'étaient serré les coudes, ça ne s'oublie pas.

 

Devant la machine à café, hier, elle lui a demandé comment allait Zoé. — "Elle grossit". La réponse tenait en deux mots, mais le sourire qui les accompagnait suffisait.

Quand parfois elle va chez elle le dimanche, elle apporte aussi quelques feuilles, un fruit. Le plus souvent, la tortue est sortie. Elles la regardent toutes les deux, et se disent qu'elle est drôle.

 

 

 

 

 

 

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Tous droits réservés

© Elisabeth Godfrid

 

 

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La Tortue est une nouvelle extraite du recueil  La limite c'est le ciel  avec l'aimable autorisation  des  Editions D'un Noir si Bleu à qui j'adresse tous mes remerciements ainsi qu'à l'auteure :

 

http://www.dunnoirsibleu.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=64

 

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