Bernard Thomasson - Aylan - 18e Printemps des Poètes

Aylan

 

Afficheweb 1

Texte publié dans le cadre du 18e Printemps des Poètes pour Variations d'une plume

 

*

 

 

 

C’est un creux d’océan baigné de sable d'or,

Qu’une vague blanchie ourlée dans sa douleur

Lèche ; ici le temps nu s'est arrêté dans l’heure.

Un enfant est couché. Seul, dans l’écume : il dort.

 

Ses vêtements mouillés – tâche de couleur sombre

À ce tableau d’été – collent son petit corps.

Autant chez le Dormeur on peut y croire encor,

Ici le doute est mort : on sait que plane l’ombre.

 

Mer, berce le sans fin, il a perdu la sienne ;

L’absence est une peine aussi pure qu’ancienne,

Son père en connaîtra au moins trois fois le prix.

 

Enfant de l’échappée, venu de Kobané,

Tu meurs si loin des tiens, tu meurs à peine né,

Si proche de l’espoir. La guerre tue l’esprit.

 

 

 

 

*          *

*

 

Tous droits réservés

© Bernard Thomasson

2015

 

*

 
 

22 votes. Moyenne 5.00 sur 5.

Commentaires (2)

1. AlysonVio (site web) 11/10/2017

http://profile.cheezburger.com/BuyAmbien5/

2. AlysonSvo (site web) 08/10/2017

My friend and I went camping the other day. It was a tiring experience, as he wouldn't let me sleep all night. He kept talking about random subjects and cried about his wakefulness. I totally told him to link and deal with it.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

×